La MONUSCO met en œuvre « la phase finale de l’opération « Récolte sécurisée » », a expliqué mardi à la presse à New York le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric. Cette opération « vise à permettre aux communautés d’accéder en toute sécurité à leurs champs pendant la saison des récoltes ».
Les Casques bleus y parviennent grâce à une présence et des patrouilles renforcées, ainsi qu’à leur engagement auprès des communautés et des autorités locales. Ils soutiennent également les mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide afin de dissuader les activités des groupes armés et de garantir la liberté de circulation le long des principaux axes routiers, a-t-il ajouté.
Depuis le lancement de l’opération, fin octobre 2025, la mission de maintien de la paix a déployé plus de 200 patrouilles. Celles-ci ont protégé près de 18 000 personnes et sécurisé la récolte et le transport de plus de 17 000 tonnes de produits alimentaires tels que le manioc, le maïs, les pommes de terre, les bananes et les ananas, a précisé M. Dujarric.
Par ailleurs, la MONUSCO a lancé l’opération « École sécurisée », créant ainsi un environnement protecteur pour 11 500 élèves dans des zones ciblées de la province de l’Ituri. Des patrouilles ont été déployées autour des écoles afin de garantir la sécurité des élèves et du personnel et de maintenir les établissements scolaires ouverts et sécurisés.
Ombeni, son mari et leurs enfants devant leur abri de fortune dans un site de déplacement à l’ouest de Goma, dans l’est de la RDC, après avoir fui les violences (photo d’archives).
La chute de Goma en janvier 2025
Il y a un an, le 26 janvier 2025, à l’issue d’une offensive éclair, Goma, la capitale de la province voisine du Nord-Kivu, tombait entre les mains du groupe armé M23, soutenu par les forces armées rwandaises – ce que Kigali dément….
Auteur: Nations Unies FR

