Alors que près de 15 millions de personnes sont en détresse, les fonds risquent de manquer, contraignant l’ONU et ses partenaires à concentrer leur assistance sur les 7,3 millions les plus vulnérables.
« La combinaison de besoins immenses et de ressources limitées nous impose des choix extrêmement difficiles, parfois impossibles », a déclaré Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), il s’agit d’une réduction drastique qui concentre les efforts sur ceux et celles qui sont confrontés aux menaces les plus immédiates pour leur survie. Le plan de réponse de cette année se concentre ainsi exclusivement sur les zones affectées par trois chocs majeurs, à savoir les conflits, aléas climatiques et épidémies. Il couvre 228 zones de santé, contre 332 en 2025.
Cette réduction drastique des zones couvertes par le plan de réponse s’inscrit dans un contexte humanitaire déjà profondément bouleversé, particulièrement dans l’est du pays, où la situation a continué de se détériorer depuis janvier 2025. La RDC traverse une crise aiguë, nourrie par la persistance des conflits armés, des déplacements massifs, des chocs climatiques et des épidémies récurrentes.
Un enfant souffrant de malnutrition passe un examen médical de routine à Kalemie, en République démocratique du Congo.
1.000 centres de nutrition fermés
Cette crise est exacerbée par des affrontements incessants au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, qui ont non seulement modifié les besoins sur le terrain mais ont également perturbé les chaînes d’approvisionnement, rendant l’accès aux populations plus difficile et dangereux que jamais dans la partie orientale de ce pays.
Parallèlement, le déficit de financement est venu aggraver cette situation complexe,…
Auteur: Nations Unies FR

