Dans un exposé devant le Conseil de sécurité sur la situation dans l’est de la RDC lundi 8 juillet, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué la trêve humanitaire de deux semaines qui a débuté le 5 juillet et souhaité qu’elle aboutisse à « une vraie cessation des hostilités ».
Elle a rappelé que la situation sécuritaire ces derniers mois n’a cessé de se détériorer dans l’est du pays.
La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC a observé que le désengagement de la MONUSCO du Sud-Kivu, à la demande du gouvernement congolais, s’était déroulé dans les délais prévus.
Dans un entretien avec ONU Info, en marge de sa rencontre avec le Conseil de sécurité, elle estime qu’il faut tirer les leçons du départ du Sud-Kivu dans le cadre du désengagement progressif de la Mission prévu dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri. Elle souligne qu’aucune échéance n’a été fixée concernant le départ de la MONUSCO de ces deux provinces.
Cet entretien a été édité pour des raisons de clarté et de longueur
Un jeune garçon est assis dans un site de personnes déplacées à Goma, province du Nord-Kivu, en RDC.
ONU Info : Madame Bintou Keita, vous êtes la cheffe de la MONUSCO. Vous venez de faire un exposé devant le Conseil de sécurité sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo. Ma première question porte sur la trêve humanitaire qui a démarré le 5 juillet. Qu’est-ce que vous attendez de cette trêve ?
Bintou Keita : On a appris la mise en place de cette trêve pour deux semaines avec beaucoup d’appréciation parce que nous pensons que c’est nécessaire. Les populations sont fatiguées, les humanitaires sont fatigués, tout le monde est fatigué d’avoir tous les jours une augmentation du nombre de personnes déplacées à cause de la situation de guerre qui continue. Cela ne s’est…
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Auteur: Nations Unies FR

