RDC : la faim gagne du terrain sur fond de conflits et d’Ebola

Parmi ces personnes, 25,2 millions, soit 20 % de la population analysée, sont en situation de crise alimentaire (phase 3 de l’IPC) entre septembre et décembre 2026, tandis que 3,6 millions (3 %) se trouvent en situation d’urgence (phase 4). Ces deux catégories correspondent à des déficits importants de consommation alimentaire et à des niveaux élevés de malnutrition aiguë..

La dégradation observée dans l’est et le nord-est du pays a effacé les légères améliorations enregistrées dans d’autres régions. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri restent les plus affectées.

Près de 10,4 millions de leurs habitants sont classés en phase 3 ou au-delà, dont environ 3 millions en phase 4. Dans certains territoires, notamment Djugu (Ituri), Fizi, Shabunda et Walungu (Sud-Kivu), entre 45 % et 55 % de la population se trouve dans une situation de crise ou d’urgence alimentaire.

© PAM/ Michael Castofas
Distribution de repas chauds à l’hôpital général d’Oicha dans le cadre de l’épidémie d’Ebola au Nord-Kivu.

Conflits armés, épidémies, aléas climatiques 

La persistance des affrontements armés, particulièrement dans l’est du pays, la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant, ainsi que les faibles performances agricoles contribuent à cette détérioration. Les épidémies récurrentes d’Ebola, de choléra, de Mpox, de rougeole et de maladies diarrhéiques fragilisent également les moyens de subsistance des ménages.

À ces difficultés s’ajoutent les aléas climatiques, les maladies affectant les cultures et le bétail, la dégradation des routes, les problèmes de conservation des récoltes et le manque d’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Dans ce contexte, des millions de personnes peinent à satisfaire leurs besoins alimentaires essentiels. Les déplacés internes,…

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Auteur: Nations Unies FR