Jeudi, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé une escalade des combats qui « tue, blesse et déplace des civils », alors même que les initiatives diplomatiques étaient censées ouvrir la voie vers une désescalade.
Cette nouvelle flambée de violence survient alors que les autorités sanitaires tentent, quelques centaines de kilomètres plus au nord, d’enrayer une épidémie d’Ebola qui continue de s’étendre. Pour les agences humanitaires, la guerre menace désormais directement la riposte sanitaire.
« Il est profondément préoccupant de constater que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils, et détruisant leurs moyens de subsistance », a-t-il déploré dans un communiqué.
Selon lui, les hostilités se sont fortement intensifiées au cours des deux dernières semaines dans les territoires de Fizi et de Mwenga. Les combats les plus violents se sont déroulés les 4 et 5 juillet autour du village de Mulima, où les deux camps ont eu recours à des drones armés, à l’artillerie lourde et à d’autres armes explosives dans des zones habitées. Des civils ont été tués ou blessés, tandis que des habitations et du bétail ont été détruits.
Au-delà du bilan humain immédiat, les Nations Unies redoutent désormais un nouvel embrasement régional. L’intensification des combats risque d’entraîner d’importants déplacements de population, y compris vers les pays voisins, tout en favorisant de nouvelles violations des droits humains, notamment des exécutions sommaires et des violences sexuelles liées au conflit.
Face à cette dégradation rapide, Volker Türk appelle les deux belligérants à suspendre les hostilités.
« J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à renoncer immédiatement à toute nouvelle violence […]. J’appelle…
Auteur: Nations Unies FR

