RDC : le choléra progresse sur fond d’épidémie d’Ebola

Depuis le début de 2026, plus de 51 412 cas suspects de choléra, dont 1 487 décès, ont été signalés dans 21 provinces, selon l’OMS.

Pour la seule semaine du 21 au 28 septembre, les autorités sanitaires ont recensé 2 932 cas suspects et 86 décès, contre 2 506 cas et 62 décès la semaine précédente. Le nombre de cas a ainsi augmenté de 17 % en une semaine, tandis que le taux de létalité hebdomadaire s’est établi à 2,9 %.

Avec près de 3 000 cas signalés en sept jours, le niveau de notification reste près de six fois supérieur au seuil d’alerte de 500 cas hebdomadaires.

Les Kivu et le Haut-Katanga particulièrement touchés

Les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Haut-Katanga concentrent près de 60 % des cas suspects signalés. La transmission reste soutenue dans les provinces où le choléra est endémique. Au cours de la dernière période de surveillance, quatre nouvelles zones de santé ont été touchées : trois dans la province de la Tshuapa et une au Sud-Kivu.

Les opérations de riposte se heurtent toutefois à des difficultés sécuritaires et logistiques. Dans l’est du pays, l’insécurité restreint l’accès des équipes médicales à certaines zones, notamment à Kibua et Masisi. L’éloignement de villages par rapport aux structures de soins retarde également la prise en charge des malades, augmentant le risque de décès, souligne l’OMS.

Les conditions environnementales aggravent la situation. Le recours à l’eau des puits et les pluies, qui peuvent entraîner des eaux contaminées vers les sources utilisées par les ménages, favorisent la transmission de la maladie.

Pour réduire les risques de contamination, les équipes de riposte préparent l’installation de quatre sites de chloration de l’eau dans les zones les plus touchées du Nord-Kivu. Au Tanganyika, elles prévoient de désinfecter près de 4 000 ménages et 5 900 latrines.

Les préparatifs d’une campagne de vaccination orale se poursuivent…

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Auteur: Nations Unies FR