Invité du point de presse quotidien de l’ONU, à New York, le Coordinateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, a rappelé que l’est du pays était actuellement en proie à une escalade des affrontements armés, des déplacements massifs et une insécurité croissante dans les deux provinces du Nord- et Sud-Kivu.
Dans ce contexte, le responsable s’est dit très préoccupé par la suspension de tous les programmes d’aide étrangère des Etats-Unis pour une durée de trois mois, à l’exception de l’aide alimentaire d’urgence et de l’assistance militaire à destination d’Israël et de l’Egypte.
« Nous sommes le pays le plus dépendant de l’aide américaine », a déclaré M. Lemarquis, qui s’exprimait par visioconférence depuis Kinshasa, la capitale congolaise.
En 2024, le pays a en effet été l’un des premiers bénéficiaires au monde de l’aide octroyée par Washington, qui y finance 70% des opérations humanitaires.
Conséquence directe, M. Lemarquis a indiqué que les opérations de plusieurs agences de l’ONU et ONG internationales sur le terrain étaient « gravement affectées, voire interrompues ».
Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire en République démocratique du Congo, s’adresse à des journalistes au camp de Bulengo, au Nord-Kivu.
Une situation sécuritaire volatile
Le Coordinateur humanitaire a par ailleurs rappelé que, depuis le début du mois de janvier, les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), avec l’aide des forces armées rwandaises, réalisent « une percée sans précédent » au Sud- et au Nord-Kivu, dont la capitale, Goma, est tombée entre les mains du groupe armé, le 27 janvier dernier.
Selon lui, la prise de Goma s’est accompagnée de combats intenses à l’intérieur de la métropole, qui ont causé la mort d’au moins 2.900 personnes et fait de nombreux blessés.
Parallèlement, la situation sécuritaire au Sud-Kivu ne cesse de se…
Auteur: Nations Unies FR

