« La réduction des ressources et les perspectives négatives nous obligent à établir des priorités pour ne servir que les personnes jugées les plus vulnérables avec des quantités réduites de nourriture, ce qui compromet l’impact de l’aide humanitaire », a souligné le Programme alimentaire mondial (PAM) dans son dernier rapport de situation.
L’agence onusienne pointe du doigt les coupes drastiques de l’aide étrangère des États-Unis et la réduction de l’aide globale des donateurs au cours du premier semestre de l’année, qui ont eu « un impact direct sur les opérations humanitaires en RDC ».
Un point chaud de la faim
« La réduction significative du financement a poussé plusieurs agences humanitaires à réduire, voire à suspendre leurs opérations, augmentant ainsi l’ampleur et la gravité des besoins humanitaires ».
Avec un nombre record de 27,7 millions de personnes (dont 10,3 millions dans l’Est) confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, la RDC est considérée comme un point chaud de la faim.
Cette classification repose sur l’augmentation du nombre de personnes et la proportion de la population faisant face à un niveau d’insécurité alimentaire d’urgence (phase 4 IPC), qui devrait empirer dans les mois à venir.
Les combats continus dans l’est de la RDC perturbent les activités agricoles et les marchés, ce qui impacte la disponibilité alimentaire dans les mois à venir. Parallèlement, les prix alimentaires élevés affectent le pouvoir d’achat des ménages vulnérables, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire.
Le retard ou la suspension du financement a eu des implications directes sur la fourniture de soutien vital dans les différents secteurs humanitaires pour les hommes, les femmes et les enfants vulnérables.
Moins de personnes servies et moins de nourriture fournie
Face à un sous-financement et à « des perspectives de financement médiocres », un accès limité et une insécurité…
Auteur: Nations Unies FR

