Dans le territoire de Djugu, les violences se sont intensifiées depuis le 27 septembre, notamment autour du site de déplacés de Rhoe. Au moins quatre personnes auraient été tuées et sept autres blessées dans des affrontements armés, selon des sources humanitaires. À Blukwa, plusieurs habitations ont également été incendiées.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), cette reprise des combats intervient après plusieurs mois d’accalmie relative dans différents secteurs de Djugu.
Les affrontements ont provoqué de nouveaux déplacements de population, les femmes et les enfants constituant la majorité des personnes ayant fui, selon des sources humanitaires locales.
Un centre de transit Ebola incendié
La dégradation de la sécurité affecte directement les opérations humanitaires et la réponse à l’épidémie d’Ebola.
« Des organisations ont suspendu certains déplacements dans la région, limitant notamment les activités liées à la réponse à la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Fataki, Drodro et Lita », a indiqué l’OCHA dans son dernier rapport.
La situation s’est encore aggravée avec l’incendie du centre de transit Ebola situé dans le camp de déplacés de Kigonze, désormais déserté. Le bâtiment a été ravagé dans la soirée du 30 septembre, selon le coordinateur principal de l’ONU pour la réponse à Ebola, Julien Harneis.
« Le personnel, une équipe dévouée, fournissait des services essentiels et d’excellente qualité. C’est profondément décevant. Nous sommes en contact avec les autorités pour veiller à ce que tous les établissements de santé soient protégés », a-t-il réagi sur le réseau social X.
Cet incendie illustre les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les équipes engagées dans la riposte, contraintes de réduire ou de suspendre certaines activités en raison de l’insécurité.
Patients et échantillons bloqués
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Auteur: Nations Unies FR
