Les enquêteurs, nommés en octobre dernier, disent avoir recueilli des témoignages décrivant une situation d’une brutalité telle qu’ils jugent nécessaire d’alerter publiquement les Nations Unies.
« Les informations portées à notre attention font état d’une situation d’une gravité exceptionnelle », a affirmé lundi à Genève Arnauld Akodjenou, président de cette commission indépendante, créée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour enquêter sur les violations présumées du droit international dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Ces deux provinces de l’est congolais sont le théâtre depuis début janvier 2025 d’une offensive militaire fulgurante menée par le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé se réclamant de la défense des Tutsis congolais. Un accord de paix a été conclu l’an dernier à Washington entre la RDC et son voisin rwandais, accusé par l’ONU de soutenir la rébellion, et un processus de paix lancé à Doha réunit le gouvernement congolais et le M23 autour d’un cessez-le-feu.
Mais sur le terrain, les combats se poursuivent entre le M23, appuyé par des éléments de l’armée rwandaise, et les forces gouvernementales congolaises, épaulées par les groupes d’autodéfense Wazalendo et, dans certaines zones, par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe hutu fondé par d’anciens responsables du génocide des Tutsis de 1994. D’autres groupes armés, notamment les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’organisation État islamique, sévissent également dans la région.
Une jeune fille déplacée porte sa tente sur la tête dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le 14 février 2025.
Renouvellement des sanctions onusiennes
Hasard du calendrier ou…
Auteur: Nations Unies FR

