Rendez-vous lundi à partir de 8.30 à l’entrée du Marais (rue Scheutveld – 1070), pour témoigner des travaux de destruction sans permis.
Le 24 janvier matin le quartier de Cureghem (Anderlecht) s’est réveillé au son d’un bulldozer et d’un camion qui, en moins de trois heures, avaient déjà rasé plus de 2.000 mètres carrés sur sur les 13.000m2 du processus de renaturation en cours depuis au moins vingt ans sur le Marais de Biestebroeck : remblai pour l’accès des machines, végétation arrachée, nivellement du sol.
Les travaux d’ éradication de la végétation et de déplacement du sol ont commencé, malgré l’absence de permis d’environnement, et ont causé des atteintes à l’écologie du Marais, difficilement réparable à plusieurs égards, mais aussi du quartier :
- destruction d’espèces et d’habitats protégés Notamment ont rasé au sol la partie du site où de nombreux tritons ont été identifiés et où l’on a également trouvé la tanière d’un renard. Ces espèces sont protégées par l’article 67 de l’ordonnance de 2012 relative à la conservation de la nature.
- déplacements de terres dans une parcelle aux sols pollués (catégorie 3 sur la carte de l’état du sol) suite à l’exploitation et au stockage de pétrole entre 1878 et 2004. Ces travaux sont effectués sans permis d’environnement et de dépollution , ce qui entraîne des risques pour la santé des habitant.e.s du quartier. Des végétaux et une partie de la terre ont également été déversés dans la zone humide, se mélangeant ainsi à l’eau.
- destruction d’une cabane d’une personne sans chez-soi construite sur le site, laissant une personne à la rue pendant l’une des périodes les plus froides de l’année au mépris de la trêve hivernale et du droit au logement. La destruction de l’habitation déjà précaire et indigne a été violée, laissant une personne sans relogement.
La partie du territoire qui a été détruite…
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