Générations Futures salue les conditions de transition agroécologique identifiées dans le rapport mais alerte sur les risques de dérives concernant des substances dangereuses et appelle à une plus juste rémunération des agriculteurs pour pallier les éventuelles baisses de rendements.
Générations Futures prend acte de la publication, le 27 octobre 2025, du rapport complet de l’INRAE intitulé « Évaluation des alternatives aux néonicotinoïdes en cultures de betterave, pomme de terre et céréales à paille » (disponible ici ). Ce travail scientifique confirme l’existence de leviers efficaces pour réduire la dépendance aux pesticides de synthèse et accompagner la transition agroécologique des filières concernées.
Notre association salue en particulier les conditions de la transition des pratiques identifiées par l’INRAE :
- Systématisation d’approches de prophylaxie, pour diminuer la pression des ravageurs dès la conception des systèmes de culture ;
- Développement d’approches interfilières, favorisant les synergies entre cultures et territoires ;
- Construction d’itinéraires de protection de référence basés sur des approches combinatoires intégrant l’ensemble des leviers disponibles (agronomiques, biologiques, physiques) ;
- Développement des réseaux d’essais et de démonstration ainsi que de l’épidémiosurveillance, pour accélérer le transfert des connaissances vers les agriculteurs ;
- Facilitation du biocontrôle et des pratiques vertueuses, notamment via l’homologation accélérée et le soutien à la mise sur le marché ;
- Facilitation de la prise de risque technique par des stratégies assurancielles adaptées.
Cependant, Générations Futures met en garde : la sécurisation des filières ne peut se faire au détriment de la santé humaine et de l’environnement. Le recours à des dérogations pour des substances dangereuses, même temporaires, reste inacceptable. La sécurité sanitaire…
Auteur: nadine

