Le cap fixé par l’Accord de Paris en 2015 est clair : contenir « l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C » voire, si possible, de 1,5 °C. Mais ce texte, signé par 194 pays et l’Union européenne, ne donne pas d’objectif chiffré en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Charge à chacun de fixer ses engagements en matière de décarbonation, appeleé « contribution déterminée au niveau national », CDN dans le jargon de l’ONU. Ce mardi 18 février, le Japon a annoncé mettre à jour ses objectifs dans ce domaine. La quatrième économie mondiale s’engage à réduire ses émissions de 60 % d’ici à 2035 par rapport à 2013, et d’atteindre la neutralité carbone (situation où le CO2 émis est absorbé) d’ici à 2050.
Alors que sa dernière contribution nationale soumise à l’ONU en 2020 ne prévoyait qu’une réduction de 26 % de ses rejets carbonés d’ici à 2030, cette décision place l’archipel parmi les pays ambitieux dans la lutte contre le changement climatique.
Le Royaume-Uni bon élève
En dehors du Japon, seule une dizaine d’États ont actualisé leur contribution nationale, attendue théoriquement avant le 10 février. De quoi susciter, avec le retour de Donald Trump, des craintes d’attentisme des grandes puissances dans la réduction des émissions de CO2. D’après les Nations unies, les précédentes feuilles de route entraînaient le monde vers un réchauffement de 2,6 à 2,8 °C d’ici à la fin du siècle.
Aux côtés du Japon, le Royaume-Uni figure parmi les bons élèves disposant d’une CDN actualisée à l’ONU. Après la fermeture de la dernière centrale à charbon britannique en septembre, le premier ministre Keir Starmer a annoncé à la COP29 à Bakou que son pays allait réduire « d’au moins 81 % » ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035 par rapport à 1990. Le Royaume-Uni a déjà réduit…
Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc

