Récit de l'ouverture de la maison du peuple de Toulouse le 1er mai

Des infos contradictoires tournent : « suivre le bruit des casseroles !  » et des rdv sont donnés pour après la manif. Mais il y a des casseroles de partout et il n’y a pas de fin à la manif. Les affrontements sur le boulevard sont intenses, un camion de police est nassé et chahuté, les flics reçoivent des émulsions joyeuses, cacatovs et autres réjouissances. Le cortège est coupé en deux par la police, les lacrymos ne font pas peur, les gens sont équipés et les renvoient. Une barricade enflammée bloque la direction du bâtiment qu’on veux ouvrir, on est dépassés par la spontanéité, les gens appellent à rester à Jean Jaures. Des rassemblements annexes à la manif réussissent à se composer et à converger en direction du batiment. Par hasard, la manifestation sauvage remonte les allées Jean Jaures dans la même direction. Un cordon de CRS se retrouve sur le trottoir en face du bâtiment qu’on veut ouvrir, leur but peut être d’empêcher la sauvage de Jean Jau d’atteindre la gare. Mais la 2e sauvage arrive par un autre angle. Les CRS, pris en étau, ne savent plus où gazer parce que toute action peut se retourner contre eux. Et là, un culot de ouf, on avance malgré leur présence, la porte du bâtiment est ouverte de l’intérieur et tout le monde rentre dans l’ancien local des cheminots. Victoire, la maison du peuple est à nous !

Curieux.ses, les manifestant.es visitent un bâtiment labyrinthique et se l’approprient spontanément. Un drapeau rouge est planté sur le toit. Des tags et banderoles ornent déjà les murs du bâtiment : maison du peuple, soutien aux blessé.es de Sainte Soline etc. Le lieu est inoccupé depuis des années, il y a tout à faire : rétablir l’eau courante, l’élec… Les espaces s’aménagent dans l’euforie. Les accessoires des cheminots habillent les personnes comme les salles. Dans un contexte d’interville du zbeul, les signalétiques ferroviaires donnent un nom…

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Auteur: IAATA