2 procès de militant.es en novembre
On poireaute longtemps, 45 min avant le début de l’audience. Il manque une magistrate c’est con. La présidente finit par arriver et elle est déjà tendue.
Deux procès de camarades cet après-midi, des copaines en lutte contre la LGV accusé.es de violence sur flics et un.e camarade inculpé.e pour une action visibilisant la présence d’Israël au tour de France. La salle est bondée, les flics filtrent les entrées, les proches valsent pour se laisser mutuellement la place dans l’auditoire. Un tribunal en collégiale : une présidente et deux assesseures.
1ère affaire
Les copaines de la LGV sont deux, iels sont là pour des faits de fin juillet, où, au milieu des cris et de la peur suscitée par des interventions des gendarmes pour déloger des zadistes perché.es dans les arbres, iels ont essayé de s’approcher au plus près des arbres, encerclés par les flics, pour soutenir leurs camarades. Bordée par le canal la zone occupée était accessible en canaux étant donné que le pont était entravé. Les flics approchant les copaines sur le canal avaient reçu un fumigène, qu’ils avaient immédiatement renvoyé dans leur direction, avant de venir violemment les interpeller dans l’eau.
En premier lieu, leur avocate a soulevé des nullités, c’est à dire des erreurs de procédures qui peuvent annuler certaines parties (ou toutes selon les circonstances) des poursuites. Ici, c’est des erreurs sur la gav d’un.e des prévenu.e, l’horaire de notification des droits n’a pas de sens au vu du reste de la procédure. De plus, alors qu’il y a obligation d’appeler l’avocat.e avant les prises d’empreintes forcé.es, l’avocate dit ne pas avoir été appelée. Plutôt que de se prononcer directement sur ça, le tribunal joint l’incident au fond, c’est à dire qu’il ajoute ça au reste du dossier et se prononcera dessus plus tard.
Après avoir rappelé le contexte, la présidente interroge…
Auteur: IAATA

