En cette fin d’année 2025, nous avons effectué un voyage de solidarité d’un mois et demi en Palestine afin de soutenir des paysan.nes palestinien.nes. Malgré l’ambiance lourde et affectée par le génocide à Gaza, la colonisation, l’apartheid et les guerres alentours, nous avons rencontré de nombreux projets inspirants menés par des Palestinien.nes. C’est ce foisonnement d’initiatives et leurs contextes difficiles que nous souhaitons partager.
Notre voyage débute à Amman, capitale de la Jordanie. Israël contrôlant tous les points d’accès à la Palestine, le choix est donc restreint : on arrive soit par l’aéroport de Tel -Aviv soit par la Jordanie. C’est cette seconde option que nous avons choisi, bien qu’elle implique de traverser trois check-points : palestiniens, israéliens et jordaniens. Pour les Palestinien.nes, ce choix n’existe pas : ce passage est le seul qui leur est autorisé. Dès la frontière, nous, occidentaux, traversons dans un bus moderne, tandis que celui réservé aux Palestinien.nes semble tout droit sorti d’une autre époque. Ce sera le premier aperçu d’un système d’apartheid que nous nous apprêtons à découvrir.
Arrivé.es en Palestine, nous avons rendez-vous chez notre ami Saad, que deux d’entre nous ont déjà rencontré en janvier, dans un village perché au milieu des terrasses d’oliviers, entre Ramallah et Naplouse. Au village, tout le monde possède des oliviers et nous aidons Saad à récolter les siens. Ils sont une source de subsistance pour de nombreuses familles qui consomment ou vendent l’huile et les olives transformées. C’est un arbre incroyable : il pousse tout seul, ne demande pas beaucoup d’eau et peut vivre des centaines d’années. Le peuple Palestinien en a fait un symbole de résistance, surtout depuis que les colons les arrachent. Cette saison de récolte a été particulièrement difficile : ces trois derniers mois, 11500 oliviers ont été…
Auteur: dev

