Un geste historique, dont la portée concrète demeure incertaine. Le président français, emboitant le pas au Royaume-Uni, au Portugal, au Canada et à l’Australie, a concrétisé la reconnaissance de l’État palestinien par la France, à l’occasion de sa prise de parole à la tribune de l’ONU, lundi 22 septembre.
Désormais, plus de 150 des 193 membres des Nations Unies ont rejoint ce « train de la reconnaissance », entamé par des nombreux États depuis la fin des années 1980, précise Xavier Guignard, professeur invité à l’Académie diplomatique d’Arabie saoudite et auteur de Comprendre la Palestine (2025, les Arènes). Mais c’est la première fois que des pays qui font partie du G7 s’orientent dans cette voie, une décision qui s’est imposée comme indispensable, dans un contexte d’intensification des offensives israéliennes sur Gaza et d’expansion de la colonisation de la Cisjordanie, menaçant le dessein d’une solution à deux États, comme l’a pointé du doigt Emmanuel Macron dans son allocution à la télévision israélienne du 18 septembre. Les pays occidentaux, « réservés jusqu’ici sur l’intérêt de cette reconnaissance » qu’ils conditionnaient à un apaisement des conflits, ont « renversé leur perspective » et voient à présent dans cette reconnaissance « le début possible de la paix », analyse le chercheur. Néanmoins, en l’état, complète-t-il, cette étape symbolique ne constitue que…
Auteur: Aglaée Marchand

