Sans remonter à l’origine du sionisme que chacun pourra retrouver par ses propres recherches, et en s’en tenant à la version officielle des choses, tout, absolument tout ce qui concerne la Palestine et “ Israël ” est tronqué depuis le début. Soit, depuis l’établissement du Plan de partage par l’ONU le 29 novembre 1947 par la Résolution 181, d’un Etat juif aux côtés d’un Etat arabe, sur les terres palestiniennes. Ce vote (qui n’aurait duré que 3 minutes !) permettra 6 mois plus tard (14 mai 1948) la création de l’État d’‘ Israël ’… quand celui de la Palestine attend toujours. Ainsi, les juifs (alors environ 30% de la population de Palestine à l’époque) obtiennent de facto 54% du territoire palestinien.
Le nœud du problème provient de cette funeste décision prise par une série d’Etats – 33 voix pour, 13 voix contre, 10 abstentions, et sans l’avis des Palestiniens pourtant premiers concernés – à la sortie de la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle les pays alliés ont gravement failli à empêcher le régime nazi allemand de procéder au sordide plan d’extermination des juifs.
Procédant de la sorte, ils ont pensé que cela rachèterait moralement leur faute, nous chantant la main sur le cœur ’’plus jamais ça’’, mais la faisant dès lors porter par les Palestiniens qui n’ont pourtant rien eu à voir avec le génocide des juifs organisé sur le sol européen. La suite des évènements plus désastreux les uns que les autres pour les Palestiniens, découle de ce point de départ initial. Génocide que certains Israéliens n’ont jamais cessé d’utiliser en rappelant régulièrement ce que des leurs avaient subi lors de cette tragédie.
Depuis, la dimension eschatologique s’y est ajoutée, d’un côté comme de l’autre, rendant l’affaire encore plus compliquée voire inextricable puisque tout le monde sait que “ les voies du Seigneur sont impénétrables ’’. Et que,…
Auteur: Daniel VANHOVE

