Au Café concorde, à deux pas de l’Assemblée nationale, ce mardi 17 juin, partis de gauche, syndicats, ONG et associations étaient réunis côte à côte pour réclamer une reconnaissance immédiate de l’État de Palestine. Dans un contexte d’escalade militaire au Proche-Orient et alors que la France coprésidait une conférence à l’ONU sur la reconnaissance de la Palestine — finalement reportée pour des « raisons logistiques et sécuritaires » — les principaux dirigeants du Parti socialiste, des Écologistes et du Parti communiste français ont exprimé leur exaspération face à ce qu’ils perçoivent comme une nouvelle occasion manquée.
« Qu’attend la France ? Qu’il soit trop tard ? Qu’il n’y ait plus d’État palestinien à reconnaître ? » s’interroge Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, pour qui cette inertie n’est plus tenable : « À vouloir attendre un moment de sacre historique, la France arrivera après la bataille. »
Cette prise de position fait suite à une tribune parue dans Le Monde à la mi-mai, cosignée par plus de 8 000 personnes, dont les représentants de tous les partis de gauche. La France insoumise, bien qu’absente de la conférence de presse, y avait également apporté son soutien.
« Assez de mots, des actes »
La reconnaissance de l’État palestinien reste un point de tension dans la classe politique. Dimanche dernier, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas…
Auteur: Rédaction Public Sénat

