La dernière fois qu’un premier ministre français a eu un mot pour la Palestine, il était de droite. Bien de droite. C’était François Fillon, en 2007. À la tribune de l’Assemblée nationale, lors de sa déclaration de politique générale, le chef du gouvernement déclamait : « La France ne se résigne pas à voir la bande de Gaza en état de siège permanent et la Palestine condamnée à une partition de fait avant même d’avoir pu exercer réellement sa souveraineté sur son territoire. La France va prendre des initiatives […] pour ranimer la petite flamme de l’espoir d’une Palestine libre et démocratique coexistant pacifiquement avec un État d’Israël reconnu et respecté par tous ses voisins. »
Que la France reconnaisse l’État palestinien, c’est bel et bien l’aboutissement d’une lutte.
C’était le dernier souffle politique français en faveur d’une Palestine libre. 18 ans plus tard, Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître, officiellement, l’État palestinien. Un symbole. Car, de fait, la France reconnaît déjà la Palestine : elle lui reconnaît une capitale ; l’Autorité palestinienne dispose d’une ambassade en France. Mais ne boudons pas notre plaisir : que la France reconnaisse l’État palestinien, c’est bel et bien l’aboutissement d’une lutte.
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Une lutte initiée de longue date par d’anciens présidents de la République française. En 1967, le Général de Gaulle se fâche avec Israël, suite à la guerre des Six Jours, quitte à se fâcher aussi avec une bonne partie de son camp politique. Débute alors la fameuse « politique arabe de la France ». Valéry…
Auteur: Loïc Le Clerc

