Reconstruire la puissance publique

Commençons par le commencement. L’État, ce sont d’abord les services publics. Il faut mettre fin à leur dégradation, en mettant fin à la chute du niveau de vie des fonctionnaires. L’écart de salaire avec le privé est devenu trop grand. Conséquence : non seulement on manque de fonctionnaires, mais les plus motivés et qualifiés fuient vers le privé. La rémunération des soignants, des policiers et des enseignants doit suivre la hausse des prix, qui va être de 3 % cette année.

L’État, c’est ensuite la protection sociale. En France métropolitaine, en 2024, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, établi à 1 337 euros pour une personne seule. Ce qui correspond à 15 % de la population. Les prestations sociales doivent donc, elles aussi, suivre la hausse des prix.

Dans notre pays « le plus taxé au monde », 10 % des habitants détiennent à eux seuls la moitié des logements, actions et autre patrimoine.

Concernant les retraites, il faut, en revanche, faire des économies. Ma proposition est d’aligner, en dix ans, la fiscalité des retraités sur celle des actifs, en supprimant l’abattement de 10 % sur l’impôt sur le revenu auquel sont soumis les retraités aux plus hautes pensions, et en alignant le taux de CSG des retraités sur celui des actifs. Et du côté des recettes ? Il faut rétablir l’impôt sur la fortune. Dans notre pays « le plus taxé au monde », 10 % des habitants détiennent à eux seuls la moitié des logements, actions et autre patrimoine, ce qui contredit toute idée de justice sociale.


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Enfin, l’État doit être au service de la création de richesse. Depuis 1993 et la…

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Auteur: Gilles Raveaud