C’est notamment grâce à nos 500 tendons que nous sommes capables de bouger, car ils font le lien entre nos os et nos muscles. Mais comme le célèbre talon d’Achille, ils sont aussi un de nos points faibles : ils peuvent se rompre, et leur cicatrisation est alors très compliquée – tout comme les ligaments, qui font quant à eux le lien entre deux os.
Un gros enjeu pour certains sportifs – environ 40 % des joueurs de tennis sont touchés par des inflammations du tendon du coude, et cela peut doubler chez les joueurs de plus de 40 ans. Une rupture de tendon peut aussi être synonyme de fin de carrière, comme ce fut le cas de Yoann Huget, qui a dû arrêter sa carrière de rugbyman en 2021 après une rupture du tendon d’Achille.
Et cela ne se limite pas aux athlètes ! En effet, les personnes âgées sont aussi atteintes par des ruptures du tendon car avec l’âge ces derniers deviennent plus fragiles et ne se régénèrent plus aussi vite qu’ils se dégradent. Environ 30 % des consultations pour des troubles musculo-squelettiques sont liées à des tendinopathies. Ainsi, avec le vieillissement global de la population, comprendre comment réparer les tendons devient un enjeu majeur de santé publique.
Nicolas Rivoallan et illustrations replaces(Medical Art et Axel_Kock)
Faire pousser des tissus artificiels pour remplacer les tendons rompus
Grâce aux progrès en ingénierie tissulaire et à l’utilisation de biomatériaux, on développe de nouvelles approches pour tenter de réparer les ruptures des tendons. L’idée est de cultiver des cellules dans des conditions particulières sur une « matrice » artificielle (appelée scaffold en anglais), qui leur sert de support, un peu comme un échafaudage pour construire une maison. L’objectif…
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Auteur: Nicolas Rivoallan, Doctorant en Biomécanique et Bio-ingénierie, Université de Technologie de Compiègne (UTC)

