Avertissement : vulgariser des études sur le dérèglement climatique, et ce depuis 2018, donne à l’autrice de ces lignes une compréhension fine des alertes émises par les plus grands instituts scientifiques du monde. Le présent texte n’a pas vocation à dramatiser, mais faire un état des lieux pour que chacun ait une conscience claire de la situation. A lire jusqu’au bout.
Un monde à +1,5°C
Avec le dérèglement climatique, les événements météorologiques extrêmes sont devenus plus intenses et plus fréquents sur la planète. L’année 2025 en a particulièrement fait les frais : incendies géants, records de chaleurs, sécheresses, inondations meurtrières… Avec des écarts immenses sur les territoires, parfois au sein d’un même pays.
Pendant que certains suffoquent, avec 50°C aux Émirats arabes unis, en Irak et au Koweït et pour la première fois en Turquie ; d’autres subissent des pluies torrentielles ou des vents violents : l’ouragan Melissa, le typhon Kalmaegi, la tempête Claudia, l’ouragan Erin, etc.
Pour cause, les températures plus élevées augmentent l’évaporation, ce qui stocke davantage d’eau dans l’atmosphère. Cela augmente le risque de fortes précipitations et d’inondations.
Ces événements extrêmes ont causé des milliers de décès, le déplacement de centaines de milliers de personnes et plusieurs centaines de milliards de dollars de dommages. Le dérèglement climatique est une menace directe pour l’agriculture, l’eau, et l’énergie, c’est à dire tous nos besoins de base.
Ce n’est pas pour rien que le secrétaire général de l’ONU a rappelé que l’incapacité des Etats à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C constitue un « échec moral et une négligence mortelle », lors de la séance d’ouverture de la COP30.
Les scientifiques le disent et le répètent : chaque dixième de degré de hausse de températures est susceptible de rendre plus nombreux et plus…
Auteur: Laurie Debove

