Pris en étau entre deux forces politiques depuis sa nomination à Matignon, Michel Barnier n’a semblé se préoccuper que d’une seule mâchoire, celle du Rassemblement national. C’est en tout cas le sentiment des parlementaires socialistes qui ont pris la plume dimanche 1er décembre. « Vous voici désormais engagé dans des discussions avec le Rassemblement national qui, loin de se borner aux questions budgétaires, cèdent aux plus viles obsessions de l’extrême droite », constataient dans un courrier à l’adresse du Premier ministre, le président du groupe à l’Assemblée, son homologue au Sénat, Patrick Kanner et le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
« Le gouvernement va subir la censure, mais aussi le déshonneur »
Après de nouvelles concessions faites à l’extrême droite dans le budget de la Sécurité sociale, Michel Barnier s’est résolu à déclencher à l’article 49.3 de la Constitution sur ce texte, prenant ainsi le risque de l’adoption d’une motion de censure qui pourrait le faire tomber, à moins d’un dernier geste vers le Rassemblement national qui le conduirait à renoncer à la désindexation des retraites. « Nous voterons cette motion de censure et en premier lieu la nôtre » a finalement tranché Marine Le Pen. « Le gouvernement va subir la censure mais aussi le déshonneur », a commenté au micro de Public Sénat, le président du groupe socialiste du Sénat, Patrick Kanner qui constate que le…
Auteur: Simon Barbarit

