Il ne lui manquait plus qu’un rôle : celui de réalisatrice. Comédienne et autrice, Isabelle Carré sortira en novembre son premier long métrage Les rêveurs, adaptation de son ouvrage du même titre qui n’est autre que le récit de son adolescence tourmentée et sa découverte salvatrice du théâtre.
Après sa tentative de suicide à l’âge de 14 ans, c’est une phrase de Romy Schneider dans une Femme à sa fenêtre, entendue à l’hôpital qui la sauve : « Préférer les risques de la vie, aux fausses certitudes de la mort ». Cette « phrase bijou » comme elle aime à dire, lui a permis de se relever et de se lancer sur scène quelques années plus tard. Aujourd’hui, elle revendique d’aider à son tour ceux qui sont dans le doute ou la peine. « J’ai envie de parler des jeunes. Le fait qu’on ne les écoute si peu, et qu’on ne les prépare si peu à l’avenir […] c’est regrettable ».
La santé mentale comme priorité
Si elle a longtemps hésité avant de se lancer dans l’adaptation de son livre au cinéma, « je ne voulais pas faire ça », confie-t-elle, c’est parce que le chantier de l’adaptation d’une œuvre littéraire aussi délicate lui semblait difficile sur grand écran.
Mais le confinement l’a persuadé de faire autrement. « C’est à cause du confinement, quand j’ai vu ces chiffres effrayants sur le désespoir, la fragilité psychologique et la fragilité des jeunes, que je me suis dit au fond, mettre…
Auteur: Robin Jeangerard

