La question prend une résonance particulière au moment où les 15 membres du Conseil de sécurité tentent de s’entendre sur le nom du prochain Secrétaire général. Sept candidats sont actuellement en lice pour devenir le dixième titulaire du poste. Après cinq votes indicatifs à bulletin secret, la Costaricienne Rebeca Grynspan fait figure de favorite, sans qu’un consensus se soit encore dégagé. Le candidat finalement retenu par le Conseil devra être recommandé à l’Assemblée générale, à laquelle revient formellement sa nomination.
Au-delà des personnes, la succession de M. Guterres pose ainsi une question plus vaste : quelle organisation le prochain Secrétaire général sera-t-il appelé à diriger ? Pour de nombreux gouvernements, les Nations Unies ne pourront préserver leur crédibilité et leur efficacité que si leurs institutions reflètent mieux les réalités du XXIᵉ siècle.
De la représentation au Conseil de sécurité à l’efficacité des institutions, les délégations sont revenues à maintes reprises sur les liens entre pouvoir, équité et légitimité.
Dans le cadre d’une analyse des principaux thèmes du grand débat annuel de septembre entre les 193 États membres de l’Assemblée générale, ONU Info s’est penché sur plusieurs des discours prononcés à cette occasion.
Comme l’a résumé António Guterres : « L’ONU existe parce que le pouvoir a besoin de règles – et que l’humanité a besoin d’un lieu où le pouvoir doit répondre à des principes ».
Le Conseil de sécurité de ONU en réunion à New York.
Qui a droit à une place à la table ?
La réforme du Conseil de sécurité a occupé une place centrale dans les discussions sur l’avenir de l’ONU.
Les intervenants ont été nombreux à souligner que représentation et légitimité étaient indissociables….
Auteur: Nations Unies FR
