_Récemment, l’ambassadeur américain aux Nations unies a annoncé le soutien de son pays à la création de deux nouveaux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU pour les États africains. Gary Wilson, spécialiste du droit international et des relations internationales, et plus particulièrement des questions liées aux Nations Unies, estime que même si l’heure de l’Afrique a sonné, il reste encore des obstacles à surmonter.
Qu’est-ce qui ne va pas avec la façon dont le Conseil de sécurité des Nations unies est actuellement constitué ?
L’une des critiques les plus accablantes formulées à l’encontre du Conseil de sécurité des nations unies concerne son manque de légitimité. Sa composition est de plus en plus considérée comme non représentative de la communauté internationale.
En particulier, l’identité des membres permanents privilégiés disposant d’un droit de veto est souvent perçue comme étant en contradiction avec les réalités politiques mondiales modernes.
Le Royaume-Uni et la France en particulier sont largement considérés comme ayant subi un déclin de leur statut mondial. Leur statut de membre permanent est considéré comme une relique de leur appartenance aux puissances alliées victorieuses à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, d’autres États ont émergé en tant que puissances mondiales.
Le Japon et l’Allemagne sont souvent présentés comme les principaux candidats au statut de membre permanent des Nations unies en raison de leur situation économique. Mais des puissances régionales ont émergé dans les régions sous-représentées du monde et peuvent également prétendre au statut de membre permanent.
Les dix membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies sont élus selon une formule qui garantit qu’ils représentent les différentes régions du monde. Trois sièges sont réservés aux États africains, mais uniquement pour des mandats de deux ans. Il…
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Auteur: Gary Wilson, Senior Lecturer in Law, Liverpool John Moores University

