Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

Une réforme du scrutin voulue par Rachida Dati. Dans un entretien accordé à BFM Paris Île-de-France le 12 février dernier, Rachida Dati a réaffirmé son soutien à la réforme de la loi dite « PLM » (Paris-Lyon-Marseille). Adoptée au Parlement en 2025, et appliquée pour la première fois lors des municipales de mars 2026, elle modifie en profondeur la logique électorale de ces villes. La ministre de la Culture et maire du 7ᵉ arrondissement estime que ce nouveau système aurait pu lui permettre de l’emporter lors des municipales de 2020 face à la gauche menée par Anne Hidalgo. À l’époque, l’alliance de gauche avait obtenu 48 % des voix au second tour, contre 34 % pour la liste de Rachida Dati et 13 % pour celle soutenue par La République En Marche et conduite par Agnès Buzyn. Cette réforme n’a cependant pas fait l’unanimité, y compris dans son propre camp. Début février, plusieurs maires d’arrondissement et sénateurs parisiens Les Républicains ont dénoncé une réforme menée, selon eux, dans la précipitation. Rachida Dati avait balayé ces critiques, estimant que l’opposition à la réforme visait avant tout à préserver certains équilibres politiques locaux.

Un nouveau système électoral

Pour comprendre les enjeux de la réforme, il faut revenir au fonctionnement historique du système électoral parisien. Depuis 1982, les électeurs parisiens ne votaient pas directement pour le maire de Paris. Le scrutin se déroulait…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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