Adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Convention de 1951 consacre un principe fondamental : aucune personne fuyant les persécutions ne doit être renvoyée vers un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées. Ce principe de non-refoulement constitue toujours la pierre angulaire de la protection internationale des réfugiés.
« Cette promesse a sauvé des millions de vies et demeure l’une des expressions les plus fortes de notre humanité commune », rappelle M. Guterres dans une déclaration publiée à l’occasion de cet anniversaire.
Douze nations signent la Convention relative au statut des réfugiés à Genève en juillet 1951.
Une promesse fragilisée
Pour le chef de l’ONU, cette promesse est pourtant de plus en plus menacée.
« Les conflits se multiplient, les persécutions persistent et un nombre croissant de personnes sont contraintes de fuir », souligne-t-il. Dans le même temps, « le droit de demander l’asile est trop souvent remis en question, restreint ou refusé ».
António Guterres insiste sur le fait que la Convention n’est « pas une relique d’une autre époque ». Elle demeure, selon lui, un instrument indispensable pour garantir un accès à la protection, des procédures d’asile équitables et le respect du principe de non-refoulement, sans discrimination.
Il met également en garde contre les politiques qui visent à transférer les responsabilités de protection vers d’autres pays, à sanctionner les personnes qui cherchent refuge ou encore à conditionner cette protection à la nationalité, à la religion, à l’origine ethnique ou à l’itinéraire emprunté par les exilés.
Un appel à la solidarité
Le Secrétaire général rappelle que la protection des réfugiés repose sur une responsabilité collective.
Il appelle à un véritable partage des responsabilités afin de soutenir les pays…
Auteur: Nations Unies FR

