Refus d'obtempérer ?

Les chorales médiatiques soutenant de leurs trémolos la croisade annoncée par nos gouvernants contre les « refus d’obtempérer » ouvrent un front de plus dans la guerre des mots qui est l’élément primordial de la guerre sociale. On le sait : le langage des régnants à destination du public est le bouclier de leur pouvoir. Les mots qu’ils choisissent pour définir leurs actes sont les outils servant à leur obtenir l’approbation de leurs décisions et à rendre difficile leur critique. Ils ont pour fonction de faire gober leur vision de la société en mentant sur les effets concrets de leur action. L’emploi de mots et de formules blindées est un moyen fréquemment utilisé par ce travail propagandiste insidieux.

La formule « Refus d’obtempérer » en est un fleuron. Elle contient implicitement l’idée que l’obéissance est une vertu et la désobéissance un crime, quelle que soit la situation. Cette idée, largement propagée au fil de l’Histoire par les minorités régnant sur l’humanité, a pour effet de faire admettre comme seule attitude correcte en société la soumission aux ordres de ces dominants. Elle contient l’argument « moral » qui, intériorisé par les individus permet d’obtenir leur docilité « spontanée ». Selon elle, le « bon citoyen » est l’individu qui se plie aux décisions des « autorités » quelles qu’elles soient, sans même qu’elles aient besoin de lui en donner l’ordre. Si elles doivent parfois le faire tout de même c’est parce qu’il n’a pas leur clairvoyance et ne voit pas toujours en quoi leurs décisions sont nécessaires, mais dès qu’il est éclairé par l’information adéquate il se doit d’obtempérer sans discuter.

Le clan s’étant installé comme « autorité » à la tête des institutions justifie cette posture arbitraire par le fait qu’il défend le bien être de ses administrés contre les voyous qui les agressent ou leur causent des…

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Auteur: dev

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