Quand on pense à Vichy, viennent souvent à l’esprit les pastilles mentholées, les tissus à carreaux, la station thermale… et la Seconde Guerre mondiale. Toujours employée dans les livres d’histoire, l’expression « régime de Vichy » renvoie à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France, lorsque le pays était occupé par l’Allemagne nazie après la défaite militaire et la signature de l’armistice de juin 1940.
Si le terme s’est imposé dans le langage courant, il est contesté depuis des années par la principale concernée. La ville de Vichy demande que le nom de la commune soit progressivement remplacé dans les manuels scolaires par l’expression « État français ». Une requête qui a de nouveau été rejetée, mercredi 1er juillet, par Édouard Geffray, le ministre de l’éducation nationale.
C’est le maire LR de la ville bourbonnaise qui avait formulé cette demande. Frédéric Aguilera s’était offusqué en début de semaine d’un sujet du brevet d’histoire-géographie invitant les élèves à « présenter les caractéristiques du régime de Vichy ». Dans une lettre ouverte au ministre, l’édile réclamait une évolution des programmes et des sujets d’examen. « Ce régime avait un nom : l’État français. Ce n’était pas un détail administratif. C’était un choix politique », insistait-il.
« Les Vichyssois n’en peuvent plus ! »
Une réclamation restée sans suite. Comme les précédentes. En 2019, l’élu avait déjà interpellé Emmanuel Macron après que le président avait évoqué les « heures sombres de Vichy » dans un tweet. Frédéric Aguilera avait alors réagi en déclarant : « Les Vichyssois n’en peuvent plus ! Je vous invite à venir découvrir notre ville et comprendre les conséquences de ce raccourci. »
Auteur: Camille Sciauvaud

