Samedi 19 septembre avait lieu à Reims une manifestation contre la loi « permis de tuer ». À cette occasion, plus de 250 personnes se sont rassemblées derrière une banderole « Stop aux crimes d’État », pour rappeler que les violences policières sont bien systémiques et non quelques cas isolés.
La tenue même de la manifestation avait déjà été menacée, puisque la préfecture – fidèle à elle-même – refusait non seulement le point de départ (hôtel de ville), mais aussi plusieurs étapes du parcours, notamment le commissariat. Il nous semblait pourtant évident de passer devant ce haut lieu de la répression policière pour la dénoncer.
Dans la rue, la police a continué ses tentatives de dissuasion. Les forces de police étaient sur-équipées, bouclier dans une main, LBD dans l’autre, dans l’espoir de faire peur. Pourtant, la manifestation s’est déroulée sans accrocs, les manifestant-es ne se laissant pas intimider par l’arsenal policier.
Alors que la manifestation se terminait aux abords de la sous-préfecture, un groupe de personnes retournant vers la maison des syndicats déposer une sono et des drapeaux s’est brusquement fait nasser par une trentaine de policiers sur-équipés. Pourtant filmés, les policiers n’ont pas hésité à tirer les bras de nos camarades pour tenter d’en arrêter, à en étrangler, à en pousser par terre, à pointer les LBD en direction des visages, à matraquer, plaquer les visages au sol, …
3 de nos camarades ont été arrêté-es dans ces conditions violentes. Une fois de plus, la police s’illustre en se mettant elle-même hors la loi. Le soir-même un rassemblement de soutien s’est tenu devant le commissariat ; alors qu’il rentrait chez lui, un quatrième camarade a été arrêté suite à un contrôle d’identité injustifié. Ces scènes s’ajoutent à la longue liste d’exactions réalisées par les stormtroopers ces dernières semaines, entre propos racistes et sexistes à…
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