« Cette baisse s’explique principalement par l’évolution de la situation en Syrie, qui a permis des retours volontaires », a indiqué la porte-parole du HCR, Shabia Mantoo, lors d’un point de presse ce mardi à Genève. Elle a précisé que de nombreux Syriens « retirent leur demande de réinstallation afin de rentrer chez eux pour reconstruire leur vie ».
Des besoins persistants et concentrés
Les réfugiés les plus concernés par les besoins de réinstallation en 2026 proviennent majoritairement d’Afghanistan (573.400), de Syrie (442.400), du Soudan du Sud (258.200), du Soudan (246.800), de la Birmanie – notamment les Rohingyas (233.300) – et de la République démocratique du Congo (179.500).
Quant aux pays hôtes, l’Iran (348.900), la Türkiye (258.000), le Pakistan (215 000), l’Éthiopie (213 950) et l’Ouganda (174.000) comptent parmi ceux hébergeant les plus fortes populations en attente de solutions durables.
Des quotas historiquement bas
Le constat du HCR est toutefois préoccupant : les quotas de réinstallation pour 2025 seront les plus bas depuis vingt ans, en deçà même des niveaux enregistrés pendant la pandémie de Covid-19.
« Cette baisse spectaculaire des places disponibles risque de réduire à néant les progrès importants réalisés ces dernières années », a averti Mme Mantoo, soulignant les dangers accrus auxquels les réfugiés restent exposés.
Plus de 116.000 personnes ont toutefois pu être réinstallées en 2024 grâce au soutien de l’agence. Un chiffre modeste au regard des besoins, mais significatif pour ceux qui ont pu « retrouver sécurité et dignité ».
Un appel à l’action internationale
La réinstallation contribue également à alléger la pression sur les systèmes nationaux des pays d’accueil.
Face à cette situation, le HCR appelle les États à maintenir et élargir leurs programmes de réinstallation, en les rendant plus souples et prévisibles.
« Nous demandons également une allocation…
Auteur: Nations Unies FR

