Composé de 18 députés et 18 sénateurs, l’Opecst est, comme son nom l’indique, chargé d’informer le Parlement des conséquences des choix à caractère scientifique et technologique.
Il avait été saisi par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale pour présenter un état des lieux scientifique sur les impacts environnementaux et sanitaires de l’acétamipride.
Pour cela, deux co-rapporteurs, le sénateur du Parti socialiste Michaël Weber et le député du Rassemblement national Emeric Salmon – qui a pourtant voté contre la publication de la note – ont auditionné une vingtaine d’experts : scientifiques, représentants d’organismes de contrôle et d’instituts de recherches publics. Ils ont aussi analysé plus de 80 études.
Des conclusions sans appel
Les deux co-rapporteurs, de bords politiques pourtant bien distincts, étaient parvenus à se mettre d’accord sur des recommandations. Ils proposaient de généraliser au niveau de l’Union européenne les systèmes d’analyse les impacts des produits phytosanitaires sur l’environnement et la santé, de mettre en place une évaluation systématique des effets des pesticides sur la biodiversité à l’échelle de l’UE en fonction des niveau d’exposition à ces produits, d’investir dans la recherche d’alternatives aux pesticides, et de mettre en place des systèmes d’assurances pour les agriculteurs en attendant ces alternatives.
Les deux hommes partageaient en effet les conclusions concernant la dangerosité de ces pesticides, et notamment « des effets écotoxicologiques sublétaux importants et des signaux sanitaires préoccupants, notamment en matière de neurotoxicité, de perturbation endocrinienne et de reprotoxicité. »
« L’acétamipride est bien un neurotoxique, tueur d’abeilles et d’insectes pollinisateurs essentiels à la pollinisation. Il provoque l’effondrement des colonies, la destruction de la durée de vie, la…
Auteur: Eloi Boye

