Après une journée de débats, le Sénat a adopté la proposition de loi de programmation pluriannuelle de l’énergie portée par le sénateur LR Daniel Gremillet, par 221 voix contre 24. Cette feuille de route de la transition énergétique acte notamment la relance du nucléaire avec la construction de six puis huit EPR2, ainsi qu’un « renforcement » des énergies renouvelables dont les contours restent flous avant la publication du décret de programmation prévue pour octobre prochain – après une éventuelle commission mixte paritaire fin septembre (voir notre article).
Daniel Gremillet a défendu son texte en affirmant qu’il permettait la « définition d’une vision et d’un cap », tandis que la présidente de la commission des Affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone s’est félicitée de l’adoption d’un « texte structurant pour les prochaines décennies », qui fixe un « cap ambitieux, clair et réaliste pour la programmation énergétique. » Sur le fond, cette programmation acte l’objectif de 27 GW de capacités nucléaires supplémentaires d’ici à 2030, ainsi qu’un objectif de 58 % de l’énergie finale consommée décarbonée.
« Nous n’avons pas traité ces enjeux colossaux de manière satisfaisante »
La gauche sénatoriale s’est en revanche très fortement abstenue, non pas tant par désaccord sur le fond avec ces objectifs de planification qu’à cause de la méthode retenue par le socle commun. Le choix…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

