De même que l’Amérique latine, l’Europe a été, des décennies durant, fascinée par les États-Unis, lesquels ont joué sur les deux continents un rôle majeur sur les plans stratégique, économique, politique et culturel. Le tournant pris par l’administration Trump annonce peut-être la fin de cette ère.
Si vous êtes né entre les années 1970 et 1980 en Amérique latine ou en Europe, il y a de fortes chances que la musique états-unienne ait constitué la bande-son de vos années de formation, avec ses tubes diffusés en boucle sur les radios locales, et que vous ayez mémorisé de nombreuses répliques emblématiques de classiques hollywoodiens. Pour le meilleur ou pour le pire, la culture américaine reste omniprésente aujourd’hui, rythmant la vie de tous les jours, dictant les garde-robes et les rêves de milliards de personnes… Toutefois, cette omniprésence alimente souvent ressentiment et méfiance.
Avec le retour de Donald Trump, l’Europe éprouve, plus encore qu’hier, un mélange ambigu d’admiration et de méfiance envers Washington. Cette ambivalence, l’Amérique latine – où l’on a longtemps dansé au son du rock venu du nord du continent tout en vivant dans l’ombre oppressante de dictatures bénéficiant du soutien parfois explicite de Washington – la connaît intimement depuis des décennies. Les Européens se sentent à la fois charmés et révulsés par la culture et la politique des États-Unis, séduits par leur dynamisme et leur esprit d’innovation, tout en redoutant leurs ambitions géopolitiques et en étant souvent abasourdis par leurs débats internes.
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Ces sentiments paradoxaux culminent dans la période charnière actuelle, où le Vieux…
Auteur: Max Barahona, Professeur de gestion et communication interculturelles, et de commerce et de marketing internationaux, Montpellier Business School

