Les tensions entre les Etats-Unis et les pays européens ont atteint un nouveau pic lorsque le président américain a annoncé, le 1er mai, le retrait de 5 000 soldats postés en Allemagne. Depuis, Donald Trump a menacé d’aller encore plus loin et d’accélérer le retrait des troupes américaines présentes en Europe. Un choix qui ressemble à un coup de pression adressé aux Européens afin de les pousser à soutenir l’opération américaine contre l’Iran alors que l’administration américaine agite régulièrement la menace d’un retrait des 86 000 troupes américaines présentes en Europe. Un bras de fer permanent qui illustre, selon François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, le « mépris absolu » de Donald Trump pour les Européens.
Créer un rapport de force
Pour François Heisbourg, auteur de « L’Europe face aux prédateurs » (Odile Jacob), les Etats-Unis et l’administration Trump ont fait de l’Europe un adversaire stratégique et commercial. Selon ce dernier, avec le retrait des soldats américains en Allemagne, Donald Trump à chercher à punir les Européens et spécifiquement « l’Allemagne qui est nettement plus vulnérable ». Compte tenu de ces méthodes, « l’Europe doit savoir parler le langage de la brutalité et du rapport de force », estime François Heisbourg. C’est d’ailleurs cette approche qui a permis d’éviter une prise de contrôle américaine du Groenland. « Les…
Auteur: Henri Clavier

