« Save Our Nation ! Re-mi-gra-tion ! », scande l’assemblée, reprenant le slogan lancé par Dries Van Langenhove. L’ex-député du parti d’extrême droite belge Vlaams Belang, condamné cette année à un an de prison avec sursis pour racisme, négationnisme et vente d’armes, expose son plan en trois étapes pour la « remigration » : expulsion des immigrés sans papiers, retour forcé des immigrés régularisés délinquants, et « incitation » au départ pour les citoyens naturalisés considérés comme « hostiles à l’Europe ».
La scène se déroulait devant 400 personnes dans un théâtre de la banlieue de Milan (Italie), lors de la première édition du Remigration Summit, le 17 mai 2025. Un an plus tard, ce samedi 30 mai 2026, se tient la seconde édition de ce sommet à Porto, au Portugal. Les organisateurs de l’évènement se définissent comme une « ONG identitaire de lobby pour la remigration ». Les conférences d’identitaires et d’ex-néonazis venus de toute l’Europe vont s’enchaîner tout au long de la journée.
Leur objectif ? Imaginer des politiques d’expulsion forcées qui visent les immigrés sans papiers, quelle que soit la raison pour laquelle ils ne sont pas encore régularisés, mais aussi les personnes d’origine étrangère naturalisées ou « descendants d’immigrés non assimilés ». « Ils ne peuvent pas parler de déportation, qui convoque des univers de représentation rarement positifs. Ils parlent donc de remigration », explique à Basta! Marion Jacquet-Vaillant, maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris-Panthéon-Assas, et spécialiste de l’extrême droite.
Eva Vlaardingerbroek, influenceuse identitaire au million d’abonnés, intervenante du Remigration Summit.
Parmi les participants, vêtus pour l’occasion de costumes-cravates et confortablement installés dans des fauteuils en velours rouge, se cachent d’ex-néonazis et…
Auteur: Maël Soto

