C’est au moment où la France traverse une vague de chaleur inédite que le gouvernement a présenté en Conseil des ministres son projet de loi Relance du Logement. L’une de ses mesures fait bondir l’opposition de gauche. Elle consiste à permettre de louer les 700 000 logements considérés comme des passoires énergétiques, à condition que le propriétaire s’engage à faire des travaux via la signature d’un contrat avec une entreprise et le versement d’un acompte.
Face à l’urgence de la crise du logement et celle de l’adaptation au changement climatique, Vincent Jeanbrun, le ministre du Logement essaye de concilier les deux. « Le cynisme, ce serait d’expliquer aux gens que, en sortant 700 000 logements et donc les millions d’habitants qui sont dans du parc locatif, on va améliorer le confort de ces personnes. Vous pensez que là il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », a-t-il déclaré au micro de Public Sénat à la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.
Le ministre en a profité pour dénoncer « les populistes qui font croire qu’avec leurs idées dogmatiques on va avoir moins chaud » et promet un accord « gagnant, gagnant, gagnant ». « Gagnant parce qu’on dit au propriétaire : vous allez pouvoir continuer à louer, donc récupérer un loyer qui va permettre de financer ces travaux. Parce que si vous empêchez de louer, il n’y a plus d’argent pour faire les travaux. Et…
Auteur: Rédaction Public Sénat

