Lorsqu’on a entendu parler de l’ouverture d’un immense squat dans le centre ville de Liège, on a tout de suite voulu aller y faire un tour. Arrivées sur place, on découvre une ville en pleine métropolisation : tram flambant neuf, grandes avenues commerciales, vitrification du centre ville.
Malgré cela, de belles âmes nous indiquent le chemin. Sur la façade de ce bâtiment de six étages, une grande banderole “centre social autogéré : remplir le vide par la solidarité” a été déployée (la classe). Sur place, on découvre un lieu de vie et de lutte qui rassemble différentes générations et différents milieux ; espace de discussion, d’échange, et de conspiration.
En pleine lutte contre l’Arizona, et dans un contexte de durcissement tant économique que politique, on a vécu cette rencontre comme une bouffée d’air et d’espérance, et on voulait la partager ici. On a donc transmis quelques questions à des personnes actives au Centre Social Autogéré (CSA), qui nous ont envoyé leurs réponses après en avoir discuté collectivement. Les voici ci-dessous, bonne lecture !
1. Une petite présentation du lieu ?
Ici c’est le Centre Social Autogéré de Liège, gros bâtiment occupé au cœur de la ville de Liège, où grouillent depuis un mois déjà de belles énergies. Il s’agit d’une ancienne maison de retraite, il y a donc une cinquantaine de chambres, un rez-de-chaussée avec une grande salle et une grande cuisine… puis on a même une belle cour jardinée. Le bâtiment est désormais investi par des personnes de tout âge et désireuses de se réapproprier la ville et de l’arracher aux affreux, de ramener la vie là où d’autres spéculent sur le vide.
2. Comment se sont passés les premiers jours et la préparation de l’occupation ?
Pour le moment, on ne veut pas évoquer le processus en amont de l’occupation. On a trouvé ce bâtiment ouvert, qui à la fois par sa situation territoriale…
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