La guerre ça sert à faire des profits : l’industrie française en déclin se relance en produisant des armes
L’entreprise Renault, fleuron du secteur automobile français, s’apprête à lancer la production de drones de combat. Des «munitions téléopérées à longue portée» selon la novlangue militaire. Autrement dit, des usines civiles vont se reconvertir en fabriques d’armes de guerre. Ce sont les sites du Mans et de Cléon, près de Rouen, qui sont concernés.
C’est la Direction Générale de l’Armement, grande institution au sein du Ministère des Armées qui supervise la production et le commerce des armes françaises, qui a lancé le projet, financé sur fonds publics. Si les premiers drones donnent satisfaction, un milliard d’euros de l’État seront débloqués pour produire des centaines de drones durant les 10 prochaines années.
Le prototype d’engin tueur tricolore porte pour nom de code «Chorus», et il est présenté comme multi-usages : il peut tuer à distance sans avoir besoin de pilote, mais il peut aussi assurer des missions de surveillance, s’inspirant du modèle Shahed fabriqué par l’Iran. Le drone est la nouvelle arme qui domine les champs de bataille : sur le front ukrainien, près de 80% des pertes humaines sont causées par ces engins guidés par des «opérateurs» qui se trouvent bien à l’abri à l’arrière. Le drone incarne la lâcheté technologique à son apogée : il permet de tuer sans prendre de risque, de voir sans être vu, de prendre la vie sans combattre. Bref, une mise à mort sans risque pour les militaires. Et avec un avantage économique important : il représente «un coût beaucoup moins élevé qu’un missile classique» expliquent ses promoteurs. Ce drone français mesurera environ 10 mètres de long et pourra atteindre la vitesse de 400 kilomètres par heure.
Plus édifiant encore : ses concepteurs ont imaginé ce drone en utilisant les «recettes…
Auteur: B

