L’entrepreneuriat, c’est-à-dire le fait de lancer ou d’exploiter une nouvelle entreprise, est essentiel à la croissance économique. Il crée de la richesse et il contribue à la santé de la société.
Bien que les femmes soient de plus en plus nombreuses à devenir chefs d’entreprise de par le monde, l’entrepreneuriat demeure une activité essentiellement masculine.
Au Canada, les femmes participent davantage aux activités de démarrage d’entreprise par rapport à la moyenne mondiale (15 % contre 10 %). Cependant, elles restent moins actives que les hommes (15 % contre 18 %). En outre, seulement 17 % des petites et moyennes entreprises au Canada sont détenues par des femmes.
Diverses raisons expliquent pourquoi les femmes restent sous-représentées en entrepreneuriat. Ce monde est depuis toujours dominé par les hommes, et les entrepreneurs qui réussissent sont souvent décrits à l’aide de stéréotypes masculins, tels des héros intrépides.
Parallèlement, on attend toujours des femmes qu’elles soient chaleureuses et attentionnées, plutôt que de compétitives et sûres d’elles, ces dernières caractéristiques étant typiquement associées aux entrepreneurs.
En raison de ce biais de genre les programmes, politiques et mesures de financement destinés aux entrepreneurs sont généralement conçus pour encourager et soutenir les hommes, ce qui donne aux femmes l’impression de ne pas être « à leur place ». Par conséquent, bien des femmes voient un obstacle majeur se dresser devant elles, car les attentes à leur égard et les caractéristiques associées aux entrepreneurs à succès sont à l’origine d’un conflit d’identité.
Auteur: Alexandra Dawson, Professor of Entrepreneurship and Family Business, Concordia University

