Depuis 2018, les boutiques spécialisées dans le CBD ont fleuri aux quatre coins de la France, faisant entrer cette molécule issue du cannabis dans le paysage commercial français. Présenté comme une alternative au THC, le cannabidiol se distingue par une absence d’effets euphorisants. Malgré le succès qu’il connait ces dernières années, son essor s’inscrit dans un cadre juridique complexe et mouvant. Sur son blog personnel, le sénateur Guillaume Gontard, qui déjà s’indignait dans l’hémicycle en mars 2022 du “feuilleton juridique” qu’offrait la France à ce secteur, dénonce “une insécurité juridique complète” de la filière qui “subit des réformes non concertées qui la fragilisent” a-t-il abondé. Le cannabidiol a en effet connu plusieurs revirements et évolutions juridiques depuis sa commercialisation. En 2021, la vente de cannabidiol est stoppée par un arrêté puis réintroduit par le Conseil d’Etat en décembre 2022 qui annule définitivement l’interdiction de la vente en considération de l’absence de psychotrope et de risque généralisé pour la santé publique. En avril 2026, la filière est à nouveau bousculée par le règlement européen Novel Food, qui a entraîné l’interdiction du CBD alimentaire, ce que le sénateur qualifie comme “un nouveau coup dur contre la filière”.
Le sénateur, engagé sur ce sujet depuis plusieurs années, a ainsi décidé d’inscrire à l’agenda la clarification du…
Auteur: Justine Molierac
