À Rennes, des lycéen·nes violenté·es lors d’un blocus contre la venue de l’armée et une vaste opération «anti-stupéfiants» mobilisant plus d’une centaine de policiers ont eu lieu dans la même journée. Derrière la surenchère policière, les services publics, notamment le CHU, s’écroulent un par un.
À 6h45 ce jeudi 29 janvier au matin, des lycéen·nes se mobilisent·es pour protester contre la venue de l’Armée de terre au lycée Joliot-Curie. Il s’agit d’empêcher les militaires de dérouler leur propagande auprès de la jeunesse. Un lycéen présent sur les lieux raconte par téléphone une matinée «anxiogène» en raison de l’intervention des forces de l’ordre.
Rassemblées autour de mots d’ordre contre «la militarisation de la jeunesse», plusieurs personnes témoignent de violences qui, vidéos à l’appui, ont démarré sans «aucune tentative de dialogue». Un des lycéens présents s’est vu plaquer contre un arbre, après que les policiers armés de matraques se soient «jetés sur lui». Malgré une interpellation, la mobilisation a heureusement permis l’annulation en dernière minute de la venue des militaires cherchant à recruter la future chair à canon de l’État. Une petite victoire !
Le même jour, c’est le préfet d’Ile-et-Vilaine, Franck Robine, qui a ordonné un déploiement policier d’ampleur sur le réseau de transports rennais. Contrôleurs, CRS, douaniers ou encore brigades cynophiles ont sillonné le métro toute la journée durant, avec à la clé la perspective d’infliger de lourdes amendes, récemment ramené à 500 euros, aux consommateurs de drogue. Invité, le journal Ouest-France a joyeusement documenté l’opération en offrant une superbe tribune au préfet et aux effectifs mobilisés. Derrière cette surenchère policière, les expulsions tout comme le logement indigne se propagent à toute vitesse dans la métropole.
Dans une inquiétante…
Auteur: B

