«Renouveau lycéen» : décryptage d’une escroquerie médiatique


Les médias sponsorisent un faux lycéen mais un vrai communicant macroniste pour tenter de casser le mouvement


Si vous regardez encore la télévision – ce qui est mauvais pour votre santé – vous n’avez pas pu le rater. Il est partout, sur toutes les chaînes de télévision depuis deux jours : Nathanaël Combary, présenté comme le «représentant des lycéens». Il présente bien, il a un discours modéré, il cogne sur LFI mais pas sur le gouvernement… c’est le personnage idéal pour mettre en scène un «dialogue» entre les lycéens et le pouvoir. Pendant que, sur le terrain, la police massacre le mouvement.

Le 2 octobre, Nathanaël Combary était reçu par le Ministère de l’Éducation devant un parterre de caméras, et a déclaré: «On a maintenant une écoute et un dialogue qui a été restitué et renoué entre nous et le ministère». Une réalité parallèle, «l’écoute» se faisant à coup de grenades dans la vraie vie. Il a ensuite fait le tour des plateaux des milliardaires, où tous les éditorialistes boomers, ceux qui justifient à longueur de journée les tirs de LBD sur des mineurs, le trouvent formidable.

Alors qui est ce nouveau chouchou des médias, ce «porte-parole» autoproclamé des lycéens ?

Déjà, Nathanaël Combary n’est pas lycéen. Il participe à la campagne électorale de Gabriel Attal. Il a été assistant parlementaire d’une députée macroniste. Et cerise sur le gâteau, il est actuellement employé de Minerva, agence de communication macroniste présidée par Louis Jublin, conseiller d’Attal.

Dès le nom de son «syndicat», on sent qu’il y a embrouille : «Renouveau lycéen». Ça sonne comme «Renaissance», «Ensemble» et tout le marketing creux du macronisme. Sur Instagram, la page de cette organisation compte 1.500 abonnés, ses publications sont rares et le nombre de «likes» est famélique, alors qu’elle prétend exister depuis 2021. C’est un groupe…

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Auteur: B