À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la rectrice de l’académie de Dijon a
présenté une École qui « privilégie le mieux au plus », en renforçant « l’exigence » et en
recentrant l’École sur « la maîtrise du langage et le raisonnement scientifique ».
Pour la CGT Éduc’action, personne ne contestera l’importance de ces apprentissages. Mais l’exigence ne peut pas être seulement une injonction adressée aux élèves et aux personnels.
Elle suppose des moyens, des personnels en nombre suffisant, des classes à taille humaine et des conditions de travail permettant réellement de faire réussir tous les
élèves. Or, les chiffres annoncés pour cette rentrée interrogent fortement cette ambition.
Moins d’élèves ne signifie pas moins de besoins
La rectrice met en avant la baisse démographique qui frappe la Bourgogne, avec une chutte annoncée de 17 % des effectifs scolaires entre 2025 et 2035. Elle présente cette évolution comme l’occasion de repenser l’organisation scolaire et de construire un nouvel « aménagement territorial pédagogique ».
Pour la CGT Éduc’action, cette baisse démographique devrait d’abord être considérée comme une opportunité historique d’améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage, et non comme une justification à la réduction de l’offre scolaire ou à la diminution des moyens. Les chiffres de cette rentrée montrent d’ailleurs que la logique reste largement celle de la fermeture : en Côte-d’Or, 71 classes ont été fermées pour seulement 41 ouvertures. Dans la Nièvre, 10 classes ferment pour 3 ouvertures ; en Saône-et-Loire, 44 ferment pour 12 ouvertures ; dans l’Yonne, 33 ferment pour seulement 4 ouvertures.
Comment prétendre « privilégier le mieux au plus » tout en supprimant massivement des classes ? La baisse du nombre d’élèves devrait permettre de réduire les effectifs par classe, de renforcer les équipes, de…
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