C’est la rentrée ! En ce début de semaine, la société française est ressaisie par le rythme scolaire. Plus de 850 000 enseignants suivis par 11,6 millions d’élèves retrouvent le tableau noir et la cour d’école. Une reprise qui mobilise les familles dans un mouvement collectif qui dit la place centrale de l’éducation dans la vie du pays.
Cette année est marquée par une amplification de la décrue des effectifs scolaires. Fort heureusement, personne n’en profite pour demander une réduction du budget du ministère concerné. Le premier ministre Sébastien Lecornu annonce même une hausse dans le projet de budget 2027. Alors que la France est à la traîne dans les études comparatives évaluant les résultats des pays industrialisés, les pistes sont nombreuses pour tenter d’améliorer la qualité de l’enseignement, de renforcer l’offre éducative, d’entourer les plus fragiles, et tout simplement de réduire les effectifs dans les classes. Il faut se donner les moyens de s’améliorer.
La réussite, toutefois, ne tient pas qu’à des aspects comptables. Le métier d’enseignant tient aussi d’une passion, celle de transmettre. L’école est le vecteur par lequel enfants et adolescents sont appelés à acquérir des savoirs et des connaissances. Elle est aussi un lieu de vie et de sociabilité déterminant pour la formation des futurs adultes. C’est un enjeu pour la société, qui a besoin d’une fabrique du vivre-ensemble dans laquelle chacun est respecté dans sa singularité. Et c’est déterminant pour chaque individu, dans une trajectoire qui le conduira vers le monde professionnel et vers sa responsabilité de citoyen. Dans cette dynamique, les enseignants les plus marquants sont souvent ceux qui savent ouvrir un horizon de savoirs, susciter le désir d’apprendre, donner confiance en soi. Ils méritent beaucoup de soutien et notre gratitude. L’éducation nationale doit entretenir…
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