Rentrée des classes : la baisse de la démographie scolaire, véritable bombe à retardement pour les collectivités territoriales

Quelque 11,6 millions d’élèves ont fait leur rentrée ce mardi 1er septembre, soit 161 000 de moins que l’année dernière. Cette baisse devrait aller s’accélérant dans les années à venir, sous l’effet du déclin démographique français et de la baisse de la natalité. Pour la rentrée 2035, ils seront moins de 10 millions à reprendre le chemin de l’école, selon les projections publiées par le ministère de l’Education nationale.

Un défi pour l’Etat, chargé d’organiser la carte scolaire, mais aussi pour les collectivités, en particulier en milieu rural, où l’école est un point d’attractivité pour de nombreuses communes, qui ont parfois engagé d’importantes dépenses dans des bâtiments qui, à court ou moyen terme, risquent de perdre leur fonction première. Sans compter les enjeux autour des transports et de la mobilité scolaire, qui structurent des territoires plus ou moins enclavés.

Une saignée démographique

À ce stade, le choc démographique est particulièrement prégnant dans le premier degré, c’est-à-dire à l’école maternelle et élémentaire, avec 933 000 élèves en moins au cours de la décennie à venir. Mais tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne face au reflux. Les plus fortes baisses devraient être enregistrées par les académies de Paris (-29,3 %), de Martinique (-23 %), de Nancy-Metz (-22,1 %) et de Lille (-20,7 %). D’importantes disparités au sein d’une même…

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Auteur: Romain David