Dans les salles de classe, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) fait désormais son entrée aux côtés des matières traditionnelles. Ce lundi 1er septembre, elle s’installe désormais officiellement dans les programmes et devient une discipline obligatoire. Il s’agit de la mise en œuvre tardive d’une loi adoptée il y a plus de vingt ans. Pour la première fois, tous les établissements du territoire, publics comme privés, devront assurer cet enseignement de la maternelle au lycée. Publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale en février 2025, ce nouveau cadre met fin à plus de vingt ans d’une loi restée largement inappliquée. S’il est présenté comme un outil de prévention contre les violences sexistes et sexuelles et de protection des enfants, il continue toutefois de susciter des critiques politiques et idéologiques.
Une loi de 2001 enfin appliquée
Depuis 2001, la loi prévoyait trois séances annuelles d’éducation à la sexualité. Mais selon le Conseil économique, social et environnemental (Cese), moins de 15 % des élèves en bénéficiaient, faute de formation des enseignants et de directives nationales claires. Avant sa publication le 6 février 2025 au Bulletin officiel, le programme a suscité de fortes pressions de la part de milieux conservateurs, qui ont cherché à infléchir le ministère. Associations de parents d’élèves, élus de la droite catholique et de l’extrême droite,…
Auteur: Emma Bador-Fritche

