« C’est la première fois qu’on fait une rentrée sans gestionnaire pédagogique. Tout est bloqué. » Le constat d’Olivier Ritz, maître de conférences à l’université de Paris, est implacable. Conséquence : la rentrée des 250 étudiants en licence de lettres et sciences humaines de première et deuxième années a été reportée au 25 septembre, soit une semaine après la date initiale. « Entre les nombreux arrêts maladie et les départs successifs, on ne cesse de bricoler. Nous sommes arrivés à un moment critique », précise Olivier Ritz. Preuve d’un roulement incessant dans les postes administratifs, la dernière gestionnaire pédagogique était la cinquième remplaçante en trois ans. La précarité étant leur principal dénominateur commun.
En vingt ans à la fac, je n’avais jamais vu autant de personnels dans une telle détresse.
Olivier Ertzscheid, université de Nantes
Dans ce genre de cas, l’impuissance règne puisque les enseignants-chercheurs n’ont pas accès aux espaces numériques réservés aux administratifs, secteur où le manque de personnel est le plus criant. Les gestionnaires pédagogiques sont les premiers interlocuteurs des étudiants et des enseignants. « Ils représentent la cheville ouvrière de l’université, indispensable à son fonctionnement », confirme Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l’information et de la communication et maître de conférences. Le personnel administratif est à la fois insuffisamment payé et mal considéré. « Les situations de burn-out et de postes non pourvus se multiplient », constate Olivier Ritz. Son confrère de l’université de Nantes, Olivier
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Auteur: Embarek Foufa

